• Sr Gilberte Paquin (Maria du Rosaire) et Sr Elmire Larabie (Philibert-Marie) donnent de leur temps au centre communautaire de loisirs Sainte-Catherine d’Alexandrie dans la paroisse du même nom. Montréal, Québec, 1982.

  • La résidence des Filles de la Sagesse au 1643 de la rue Amherst, aujourd’hui Atateken, au-dessus de la Boutique, un vestiaire à prix modiques pour familles démunies. Montréal, Québec, vers 1975.

Paroisse Sainte-Catherine d’Alexandrie

THÉMATIQUE
Pastorale et liturgie  |  Santé  |  Service social

MILIEU D’APOSTOLAT
Paroisse

ENGAGEMENT
1962 – 1999

LIEU
CANADA  |  Québec  |  Montréal

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HISTORIQUE DE L’ENGAGEMENT

L’engagement des Filles de la Sagesse (FDLS) dans la paroisse Sainte-Catherine d’Alexandrie, au cœur du quartier Centre-Sud de Montréal, commence avant même qu’elles s’y installent. Depuis la fin de la guerre, la désindustrialisation frappe ce secteur ouvrier de la ville. L’amorce de grands travaux d’aménagement urbain vient aussi bouleverser le tissu social et dégrader la qualité de vie. La lutte contre la pauvreté y constitue un combat de tous les instants. En décembre 1962, Sr Irène Pitre (Claire du Saint-Sacrement), diététicienne en chef à l’hôpital Sainte-Justine, rencontre l’abbé Benjamin Tremblay venu sensibiliser le personnel des services alimentaires à la situation alarmante de ses paroissiens. Que faire pour soulager cette détresse?

Les premiers gestes concrets consistent en dons de vêtements et de nourriture au magasin local de la Saint-Vincent-de-Paul. Puis, en septembre 1963, Sr Irène entreprend des visites à domicile avec quelques employées de Sainte-Justine tout en continuant son travail à l’hôpital. D’autres FDLS se joignent à elle au fil des mois. Ces visites de travail social visent à amener les bénéficiaires à trouver de l’aide auprès de ressources locales ou encore à gérer leur maigre budget. Les sœurs organisent aussi une chorale, des cours de cuisine, de couture et de formation personnelle pour les femmes. Sur le plan médical, la collaboration d’étudiantes de l’École d’infirmières de Sainte-Justine permet des visites régulières auprès des malades de la paroisse. Avec la participation bénévole de médecins, les FDLS réussissent même à mettre sur pied un dispensaire au sous-sol du presbytère.

En 1967, Sr Irène obtient l’autorisation d’élire domicile dans la paroisse Sainte-Catherine d’Alexandrie. Elle continuera de travailler à temps partiel à Sainte-Justine jusqu’en 1974. Dans un premier temps, elle loge chez des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame implantées dans le Centre-Sud. Puis, une communauté FDLS emménage dans un appartement de la rue Beaudry au cœur du quartier. En 1969, elles sont 11 à s’installer dans le vaste presbytère de la rue Amherst, l’actuelle rue Atateken.

Les FDLS se dépensent sur tous les fronts et poursuivent leurs engagements de visite, d’offre de cours, notamment en alphabétisation, et de loisirs tant aux enfants qu’aux adultes. Un vestiaire à prix modiques est mis à la disposition des familles défavorisées. Les religieuses n’hésitent pas à garder les tout-petits pour que les mères puissent vaquer à leurs obligations. Elles assurent un solide soutien aux prêtres de la paroisse. L’accueil au presbytère et à l’église, la sacristie, une présence au comité de liturgie et la préparation aux sacrements comptent parmi leur contribution.

Après la démolition du presbytère en 1971, les FDLS déménagent à quelques reprises, et entreprennent d’autres insertions dans la paroisse. Le travail d’entraide et de lutte pour les droits des moins nantis continue. Les FDLS s’associent à Place Vermeil, un centre communautaire socioculturel, fondé en 1974, destiné à briser l’isolement des personnes âgées et à favoriser leur autonomie. Les soins mère-enfant durant et après la grossesse mobilisent aussi l’énergie des religieuses. Les FDLS du Centre-Sud n’hésitent jamais à donner un coup de main ou à ouvrir leur porte aux personnes les plus démunies. À partir des années 1980, elles animent également un groupe de prière dans leur résidence de la rue Plessis.

Les coûts du logement, l’âge et la maladie ont raison de l’implantation dans le Centre-Sud en 1999. En tout, plus de 35 FDLS ont œuvré dans cette paroisse, sans compter les nombreux bénévoles laïques.

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