• Sr Simonne Gaumond (Georges-Marie du Sacré-Cœur), directrice, avec quelques enfants qui bénéficient du transport scolaire. École de la Visitation, Lavigne, Ontario, vers 1965.

  • L’école de la Visitation où les Filles de la Sagesse enseignent de 1947 à 1968. Lavigne, Ontario, 1962.

  • À l’heure du lunch, quelques grandes élèves mangent en classe sous la supervision d’une religieuse. École de la Visitation, Lavigne, Ontario, vers 1950.

  • La classe des grands. École de la Visitation, Lavigne, Ontario, vers 1955.

  • En plus d’enseigner à l’école de la Visitation, Sr Aurélia Daoust (Aimée de Marie) donne des leçons de piano. Lavigne, Ontario, vers 1955.

École de la Visitation

THÉMATIQUE
Éducation

MILIEU D’APOSTOLAT
École primaire  |  École secondaire

ENGAGEMENT
1947 – 1969

LIEU
CANADA  |  Ontario  |  Lavigne (Nipissing-Ouest)

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HISTORIQUE DE L’ENGAGEMENT

L’abbé Lionel Bourassa, nommé curé de Lavigne en 1929, rêve d’y faire venir les Filles de la Sagesse (FDLS). Ce petit village agricole, aujourd’hui incorporé à la municipalité de Nipissing-Ouest, se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de Sturgeon Falls, où œuvrent les FDLS depuis 1904. Malgré cette proximité, la congrégation n’a alors pas d’effectifs en nombre suffisant pour répondre à cette demande. L’abbé Bourassa ne baisse pas les bras. Nommé aumônier militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale, il profite de sa présence en Europe à la fin du conflit pour rendre visite au conseil général à Saint-Laurent-sur-Sèvre et réitérer sa requête. Sa persévérance porte fruit. Lavigne aura des Filles de la Sagesse pour la rentrée de 1947.

Avec l’aide généreuse de ses paroissiens, le curé parvient à bâtir un vaste couvent pour les trois fondatrices. Chose rare dans un village d’une trentaine de maisons qui n’a ni chemin de fer, ni téléphone, ni électricité, l’édifice de quatre étages offre toutes les commodités : toilettes et eau courante à l’intérieur, fournaise au sous-sol et génératrice pour l’éclairage. L’école, une construction récente, se trouve à deux pas de la résidence des sœurs et comprend des classes spacieuses, bien éclairées, avec du mobilier presque neuf. Les FDLS auront rarement entrepris une fondation dans d’aussi bonnes conditions.

Tandis que Sr Irène Toussaint (Édith de l’Enfant-Jésus), cuisinière, prend aussi en charge la sacristie, Sr Yvette Racicot (Berthe du Saint-Sacrement) et Noëlla Murphy (Colette de Marie) veillent sur les deux classes de l’école qui reçoit alors 42 élèves. Bientôt les parents insistent pour l’ouverture des premières classes du secondaire, soit la 9e et la 10e année. Avec le baby-boom qui caractérise les années 1950, l’école de la Visitation voit ses inscriptions bondir : 125 enfants fréquentent l’établissement en 1959. La centralisation des écoles de rang continue d’entraîner le nombre d’élèves à la hausse. La commission scolaire ajoute une annexe comprenant trois nouvelles classes et un gymnase en 1963. Deux ans plus tard, l’école reçoit 230 élèves sans compter les petits de la maternelle ouverte depuis peu.

En plus d’enseigner, les FDLS de Lavigne, comme partout, accompagnent les enfants dans la préparation de leur première communion et de leur confirmation. Elles s’occupent de la chorale paroissiale et animent divers mouvements jeunesse. En 1968, le conseil provincial décide la fermeture de la maison de Lavigne. Au fil des ans, une vingtaine de religieuses se sont relayées à Lavigne, soit pour l’enseignement soit pour le travail en paroisse.

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